mercredi, mars 29, 2006

Fenêtre[s] 07



















Fenêtre, 2005
Acrylique sur papier
30 x 40 cm

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vendredi, mars 17, 2006

Gravure[s] 04



















Courbes, 2005
Gravure
12 x 19 cm
© Muriel Thibault

mercredi, mars 15, 2006

Je cherche un Ange...

Je mets mon bleu de travail ma deuxième peau
ma seconde vie
vie misérable jetée comme çà sur l’établi
avec mes rêves évanouis
et les outils
je cherche un Ange dans l’usine
un Ange à qui parler
un Ange pour m’en aller pour m’évader
casser la routine et l’ennui
retrouver le soleil l’été
l’odeur des mots
le goût de la pluie
je cherche un Ange aux mains
pleines de cambouis
comme un ami
un Ange au pied de l’échelle
que j’aille rejoindre les nuages et les oiseaux
un Ange
je cherche un Ange pour mettre un peu
de ciel bleu
dans ma caisse à outils…

© Alphonse SALAFIA, 2002.


Poème primé au concours d’écriture 2002 « C’est pas tout rose et violette », 8ème édition, organisé par TEC-CRIAC avec le CER SNCF, la Maison de la Poésie du Nord/Pas-de-Calais et l’association Lieux d’être.

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vendredi, mars 10, 2006

Fenêtre[s] 01


















Fenêtre 1, 2005
Acrylique sur papier
30 x 40 cm


Cette première Fenêtre a été réalisée le 16 mars dans les ateliers roubaisien du Camion, de Nicolas Daquin. Je suis parti des 3 couleurs primaires, bleu, rouge et jaune, pour continuer avec les fenêtres 2 et 3, faites ce même jour, sur le mélange de ces 3 couleurs. Ainsi rien n'est maîtrisé dans les nuances. De plus cette méthode, selon l'expression italienne "alla prima", donne toute sa place et son importance à la spontanéité et l'instinct.

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jeudi, mars 09, 2006

Camping Terre immobile homme

Pourquoi suis-je en vie immobile homme sous ce morceau de toile bleue sur cette boule de terre locataire pourquoi suis-je en vie un rien misérable marchant sous la pluie un chien sous la table fragile et mouillé immobile homme désespéré sans ami sans amour rien que du sable autour.

Pourquoi suis-je en vie rêves de caravanes de pays enfuis déserts dans le crâne je parle aux cailloux je parle même aux loups voyageur comme eux sans maître et sans Dieu je suis juste bon à compter les saisons pourquoi suis-je en vie regarder en l’air regarder les pierres du chemin dans ma main.

Pourquoi suis-je en vie juste pour y croire et juste pour voir quel immobile homme je suis sur la Terre…

11 mai 1999

[ce texte a été publié pour la première fois dans la petite revue "l'allantoïde" n° 28, mai-juin 1999]

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