dimanche, juillet 05, 2009

Les allées les aléas...

Les allées
Les aléas

Que reste-t’il
Quand tu t’en vas ?

Une pluie fragile
Du café froid
Des revues tristes
Un crayon de bois

Et puis rien
D’autre
Que le vide
De toi

Les allées
Les aléas

Que reste-t’il
Quand tu t’en vas ?


14 /19 mai 2009

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mardi, juin 16, 2009

52

J’ai 52 ans. 52. Je ne pensais pas arriver jusque-là et il me reste encore un bout de chemin à faire. La vie m’a conduit sans rien dire. Je n’ai pas été prévenu. J’ai grandi comme une fleur, comme une herbe, une plante des bords de routes, de sous-bois, de prairie. Et me voilà, jour après jour, jusqu’à la forêt de cheveux gris. 

Quelque chose de Lozère.

Des gens, j’en ai laissé, j’en ai perdu. Familles, amis, amours. C’est clairsemé autour.

Mes grands-pères : je ne les ai pas connus. Le premier travaillait la terre, une terre pauvre où pousse le pin sylvestre et le genêt à balais, la gentiane et l’arnica. Le deuxième avait le sel bleu de la Sicile dans les yeux. Trapani. Un peu de Méditerranée, l’eau et le ciel mélangés. Il me prenait dans ses bras quand j'étais petit. C'est trop loin.

Le froid, la chaleur.

Mes grands-mères : l’une vivait dans un hôpital, à Saint-Alban, en Lozère, l’autre habitait une petite maison sans soleil, dans une cour, rue de Bouvines à Roubaix. La première, emmurée comme les pierres, je ne la voyais que pendant les vacances d’été. Nous la sortions de sa prison. Elle était en semi-liberté. Ses fugues étaient courtes et comptées.
La deuxième sentait la Sicile des campagnes, la chaleur et la terre sèche. L’eau rare. J’émigrais chez elle pendant les vacances scolaires. Je dormais à l’envers.
Je faisais les courses, je fouillais dans les tiroirs. Je parlais italien avec des mots français dans la bouche. Tout s’emmêlait. Aujourd’hui encore je n’ai pas l’huile d’olive.

Ma mère. Elle ne disait rien. Silencieuse comme son pays. Elle est morte sans parler. Sans me parler. Je ne sais rien d’elle ou si peu. Le contenu d’une short-story pas finie…

Et mon père ? Mon père vit au fin fond d'une forêt sombre et mystérieuse.

Mon père est un ours. Tendre et sauvage à la fois.

Voilà. La vie est ainsi. C’est comme un cirque, une pièce de théâtre à l’échelle planétaire. Tout est fiction, cinéma. N’importe quoi, quitter tout ça.

Et à partir de maintenant, je suis en route pour les 53…

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samedi, juin 06, 2009

La barque vivante...


La barque vivante de tes yeux... 
The craft alive of your eyes...

© Translated from the French by Pauline SALAFIA, may 2009

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jeudi, mai 28, 2009

Une journée chez Vladimir...














J’habite Constanta
une ville liquide
près de la Mer Noire.

Mon Coeur est un poisson heureux
qui nage dans les yeux
de velours
de mon Amour...

(Radu roumain)

28 mai 2009

Une journée chez Vladimir...
Voici un travail démarré avec Nicole Fraysse, artiste peintre, qui m'a demandé d'écrire quelques mots et fragments, des bouts d'histoires sur ses peintures, ses portraits : 40 tableaux au format 12x12. Pour en savoir plus poussez la porte, ici et

mercredi, mai 20, 2009

Une vie de pluie...

J'ai une vie
de pluie

de peu...

19 mai 2009

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lundi, mai 04, 2009

Au fond du couloir : le recueil


Il aura mis du temps à venir. Un recueil tout simple, blanc comme la neige, comme un ours blanc, comme des nuages blancs dans un ciel bleu.
193 exemplaires de 32 pages, sur un papier ordinaire même pas recyclé, avec 2 jolies coquilles qu'il m'a fallu corriger de façon artisanale via la mano dell'uomo (une étoile, un tampon, une étoile, un tampon, une étoile, un tampon, une étoile, un tampon, une étoile et un tampon). Aujourd'hui tout va bien, j'ai lâché les chiens, les poules pondent et la vache est dans le pré...
Bon si, malgré tout, vous voulez un exemplaire aventureux de ce recueil, envoyez un message à alphonsesalafia@free.fr . Il vous en coûtera : prix aléatoire ( 1 à 10 euros + le timbre, avec une partie de la somme récoltée reversée à une association de défense de la nature) ... Et par retour postal toute ma gratitude.

mercredi, avril 29, 2009

Ecorce[s] 05











Ecorce, Lac du Héron, Nord, août 2008
© Gauthier SALAFIA

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